Alexis Kune


Parcours

Mentsh présente To tantz or not to tantz en quartet

Alexis commence le piano classique à l’âge de 6 ans en suivant l’enseignement de Gordana Bacoska.

Adolescent, il se passionne pour l’univers des musiques actuelles, du spectacle et de la chanson française autour notamment de Jacques Higelin et d’Arthur H, mais aussi outre-Atlantique avec Tom Waits, Louis Armstrong, Duke Ellington…

A cette même époque il découvre le music hall de l’Entre Deux Guerres et la chanson française en écoutant Mistinguett, Joséphine Baker, Damia, Berthe Sylva, Fréhel, Cora Vaucaire, Jacques Brel, Paris Combo...

Photo d’Arthur H prise par Alexis Kune le 14 octobre 1993 au Théâtre 71 de Malakoff

Fasciné par cet univers du spectacle et de la chanson française dont il explore toutes les facettes, Alexis commence à fréquenter l'univers du spectacle vivant en faisant des photos lors des concerts de ses idoles à l’âge de 15 ans à peine. Grâce à la bienveillance de Nicole Courtois Higelin, attachée de presse incontournable qui le prend sous son aile, il assiste à un nombre croissant de concerts, de conférences de presse et de festivals au cours desquels il aiguise ses talents de photographe. Chemin faisant, il rencontre les artistes qui le font rêver et révèlent sa vocation.

Avec Jacques Higelin au Trianon à Paris - Photo : Augustin Detienne

Dédicace de Jacques Higelin

Revenant ensuite à un parcours scolaire plus classique – et obligé - il passe une licence d’Histoire à l’Université Paris VII Denis Diderot et une maîtrise de Management européen en école de commerce.

Ses diplômes en poche, Alexis revient à la musique.

Il s’initie au klezmer qui le plonge au cœur de ses racines juives ashkénazes de Pologne.

Lors d’un voyage de la mémoire à Auschwitz, où une partie de sa famille a été assassinée, Alexis prend l’engagement de faire revivre une culture juive ashkénaze gaie et pleine d’énergie. Il réalise alors que sa grand-mère maternelle chantait dans les mariages en Pologne avant la guerre !

Il s’adonne alors avec détermination au Klezmer - accordéon, piano et danse - en autodidacte tout d’abord, puis suit les enseignements des Grands qu’il admire dans différents stages entre Paris, Londres, Weimar et Montréal. Il côtoie alors Alan Bern, Eddy Schaff, Zev Feldman, Kurt Bjorling, David Krakauer, Frank London, DJ So Called, Michaël Alpert.

Dans le même temps, il rencontre ceux qui deviendront ses compagnons de route, qu’il s’agisse de Michel Borzykowski, Ronald Grün ou encore Samuel Maquin avec qui il fonde les Mentsh.

Michel Borzykowski, Alexis Kune et Samuel Maquin lors d’un concert à la maison de la radio suisse romande le 25 novembre 2006

Aujourd’hui, Alexis se définit lui-même comme un klezmer (musicien klezmer) des temps actuels, c’est à dire, un musicien itinérant qui anime des fêtes et des mariages.

Comme il le dit : « Les techniques ont évolué, au lieu de se déplacer de village en village à pied ou en carriole comme le faisaient nos ancêtres, nous nous déplaçons aujourd’hui de ville en ville, de pays en pays grâce à nos voitures, motos, trains, avions. Les musiciens sont parfois amplifiés grâce à l’électricité. En revanche, seuls les moyens techniques ont évolué, la tradition du klezmerreste intacte. ».

En 2008, après une tournée de deux mois aux Etats-Unis (Les Mentsh y étaient notamment consultants sur les questions se rapportant à la culture Yiddish dans un lycée de l’Etat de Washington dans le cadre du montage du spectacle Un Violon sur le toit), Alexis s’est tourné avec enthousiasme vers la pédagogie et la transmission.


Depuis, on le retrouve régulièrement au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme de Paris, où il a crée un programme de visites musicales sur le thème des musiques de fêtes. Avec son accordéon et un magnétophone en main, il nous fait découvrir le riche répertoire des musiques de fêtes juives tout en nous faisant visiter le musée.

En 2010 et 2011, il a également animé une émission de radio mensuelle sur ce même sujet des musiques de fêtes juives avec la journaliste Lise Gutmann sur Judaïques FM.

Aussi, Alexis intervient-il régulièrement au Musée de la Musique à Paris (Cité de la Musique) pour présenter l’accordéon, son répertoire et le klezmer.

Plus récemment, en 2011, jeune compositeur, Alexis a créé et écrit la musique du spectacle d’humour juif Tsvikèlè, de et avec Tsvika Brojtman.

On l'a également vu aux côtés du chanteur yiddish de Berlin Karsten Troike et de la chanteuse russo-anglaise Polina Shepherd co-animer un stage de chanson yiddish organisé par la Maison de la Culture Yiddish.

En 2012, Alexis s’est illustré aux côtés d’Anouk Grinberg, Natacha Régnier et Mélanie Doutey dans le spectacle Haïm, à la lumière d’un violon qui retrace la vie de Haïm Lipski, musicien survivant de l’orchestre d’Auschwitz.

Dans ce projet, Alexis est à la fois accordéoniste klezmer, chanteur yiddish et conseiller historique. Ce spectacle largement salué par la presse sera repris en 2014 avec Mélanie Doutey à la salle Gaveau à Paris avant de partir en tournée.

Alexis Kune et Haïm Lipski lors du concert de sortie de l'album To Tantz or not to Tantz - Le 3 septembre 2012 au Vingtième Théâtre - Photo : Anne Jarry

Cette même année, Alexis a enregistré avec le duo les Mentsh l’album klezmer To Tantz or not to Tantz (co-produit avec le label Ctenboite) qui compte parmi ses invités Haïm Lipski – qui réalise là sa première participation sur un disque professionnel avec la chanson Vaylu. Haïm est accompagné d’Arthur H et Anouk Grinberg. Cet enregistrement de la chanson Vaylu ouvre une nouvelle brèche dans l’histoire de l’orchestre d’Auschwitz.

Alexis Kune et Arthur H - Photo : Alice Branche

Le disque klezmer To Tantz or not to Tantz est disponible sur le site du label Ctenboite, sur itunes, fnac.com, amazon.mp3 ou encore tout simplement en contactant Alexis.

Depuis 2013, Alexis anime régulièrement un atelier de danses klezmer à la Maison de la Culture Yiddish à Paris. Il travaille également avec Clara Guila Kessous sur des lectures musicales et aussi avec le chanteur berlinoins Karsten Troyke.